Itinéraire bis Guillaume & Aurelie

Tour du Monde Amérique du Sud & Asie

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Cambodge - 15 juillet - 4 août

3 semaines au Cambodge nous aurons suffit pour tomber amoureux de cet incroyable pays, sans doute l’un des plus authentiques du voyage !

 

 

 

 

Nous arrivons par la frontière terrestre thaïlandaise et nous rendons directement à Siem Reap, l’une des grandes villes du pays, qui a pris son essor grâce au bijou qu’elle possède : les temples d’Angkor.

 

Nous prenons directement un pass de trois jours pour visiter les temples et décidons d’arpenter les ruines à vélo. Nous commençons par la boucle extérieure, où se trouvent les temples les moins visités et commençons à découvrir les prouesses architecturales du peuple Khmer. Le vélo nous permet de nous écarter des routes pour traverser villages et rizières, sous le regard bienveillant des locaux qui saluent notre passage. Les paysages sont magnifiques, nous sommes à quelques coups de pédales des temples et avons pourtant l’impression d’être au cœur du Cambodge rural.

 

  

Nous parcourons la petite boucle le deuxième jour et terminons par Bayon, Ta Phrom et Angkor Wat, les joyaux du site. Le troisième jour sera consacré à revoir les temples les plus marquants, que nous visiterons pendant l’heure du déjeuner pour éviter les fortes périodes d’affluence.

Le complexe Angkorien s’étend sur des kilomètres, ce qui laisse imaginer la puissance du royaume Khmer (du IXe au XVe siècle ; à son apogée son territoire aurait couvert 1000km² et abrité 750 000 habitants !).

 

 

 Quand nous traversons Bayon la première fois, nous ne pouvons retenir un sourire, c’est l’une des plus belles villes précoloniale que nous aurons visité cette année ! De l’extérieur notre regard est happé par ces énormes têtes de bouddhas souriants, qui surgissent de la haute cité de pierre et confère ce style unique au lieu. De l’intérieur, c’est un dédale de couloirs, naturellement ventilés, sur plusieurs étages, dont les plus élevés nous permettent d’approcher ces immenses figures majestueuses.

  

 

Le temple de Ta Phrom est une autre merveille, puisque cet immense temple a été envahi par la jungle. La pierre est soulevée par les racines des grands arbres, nous nous prendrions presque pour des aventuriers à la découverte d’un temple perdu si l’endroit n’était pas envahi par les touristes ! Pour la petite anecdote, c’est d’ailleurs dans ces paysages uniques que le film Tomb Raider a été tourné.

 

 

Angkor Wat est les plus grand complexe religieux au monde, et il n’a jamais cessé son activité. Il est encerclé par un bassin qui nous rappelle le Grand Canal versaillais. Passé la première enceinte, on marche sur le perron central, avec ses balustrades en forme de serpent. De part et d’autres une large prairie où paissent des chevaux, et un grand bassin agrémenté de nénuphars. Il y a ensuite une deuxième enceinte qui abrite le cœur du temple au style indien. Devant le temple nous rencontrons un vieillard qui nous accoste en français. Il vient ici tous les jours pour pratiquer cette langue qu’il a appris pendant la colonisation. On l’interroge sur cette période et il nous répond que c’était bien comparé à ce qui a suivi (comprendre les années de terreur et famine imposées par les Khmers Rouges)

 

 

Le complexe d’Angkor contient des dizaines d’autres temples, dont un temple aquatique, entouré d’immenses retenues d’eau (la maîtrise de l’irrigation était un facteur clé de succès pour les civilisations de l’époque) et de bassin d’ornements, le tout au milieu d’une jungle épaisse. Certains bâtiments sont immenses, cachant de véritables cités, d’autres plus petits sont ornés de sculptures d’une finesse qui nous laisse bien admiratifs. Une pyramide nous rappelle également les constructions mayas, curieuse ressemblance à l’autre bout de la planète !

 

 

Après 3 jours à sillonner Angkor, et une centaine de kilomètre parcourus à vélo nous quittons à regret cette merveille du monde. Nous profitons de l’ambiance décontractée de Siem Reap pour nous reposer et retrouvons Elodie avec qui nous avons passé le 14 juillet à Bangkok. Nous profitons des bières à $0,50 servies en terrasse dans Pub Street, faisons quelques emplettes au night market de la ville, et visitons la campagne alentour en compagnie des enfants qui posent malicieusement devant notre objectif; bref on se sent déjà bien dans ce pays !

 

 

Nous poursuivons notre route en bateau, 7h pour traverser le lac Tonle Sap et remonter une rivière qui nous amènera dans la ville de Battambang. La traversée est éprouvante mais nous ne regrettons rien, la petite rivière sillonne entre les rizières bordées par les villages flottants. Nous découvrons avec surprise le nombre considérable de paysans qui vivent simplement dans des maisons-bateau ou sur pilotis. Là aussi les gens saluent notre passage de leur aimable sourire, nous sommes loin des villages flottants-musées visités quotidiennement par les touristes à Siem Reap.

 

 

Nous pensions voir quelques restes coloniaux à Battambang, mais il ne reste en fait pas grand-chose, les quelques maisons restantes sont étouffées sous les enseignes bariolées, dommage. Nous ferons tout de même un petit tour en Bamboo train, construit et abandonné par les français. C’est un mono rail sur lequel circulent de petites plateformes en bambou. Il servait jadis à transporter les marchandises, aujourd’hui il promène quelques touristes. Le moteur installé à l’arrière de la plateforme nous propulse à une quinzaine de km/h mais nous devons nous arrêter à chaque fois qu’un wagon vient en sens inverse : pour les croisements on soulève du rail la plateforme et les essieux, afin de laisser passer le wagon en face, rapide mais pas très pratique !

 

 

Nous poursuivons vers le sud pour rejoindre les plages de Sihanoukville. Il y a peu de touristes et nous profitons des rayons de soleil qui percent entre les nuages. Pour une poignée d’euro nous sommes chouchoutés par les masseuses/esthéticiennes de la plage, sur le transat devant notre bungalow au son des vagues qui se brisent à nos pieds, dur…

 

 

Nous traversons la province de Kampot et gagnons Rabbit island en face de la ville de Kep. L’île est complètement préservée, seul le bord de plage est parsemé de petits bungalows en bambou. Nous nous installons pour quelques jours et rencontrons des français et espagnols avec qui nous sympathisons vite le soir au près d’un feu.

 

 

De retour sur la terre ferme nous visitons une plantation de poivre, la spécialité locale. Le poivre de Kampot est bien connu des amateurs, le rouge étant le plus réputé. La différence de couleur du poivre (rouge ou noir) s’explique en fonction de sa maturité, et le blanc est un poivre rouge pelé.

 

 

Nous nous rendons ensuite au marché au crabe de Kep où le dégustons le plus tendre et le plus succulent des poissons, simplement parfumé… au poivre de Kampot !

 

 

Il est temps de nous diriger vers l’est, nous posons nos sacs dans la ville de Kampong Cham sur les bords de l’immense Mékong. Nous admirons la vue sur ce fleuve incroyablement large, si large qu'il ne tient pas dans notre objectif grand angle! Nous longeons les rives du fleuve, prenons le bac envahi par les motos pour une ballade sur une petite île qui abrite de belles maisons traditionnelles sur pilotis.

 

 

De retour en ville, nous visitons de nombreux temples aux allures angkoriennes et achetons quelques fruits tropicaux locaux tels les "dragon fruits" à déguster sur notre terrasse au bord du Mekong.

 

 

 

Nous nous rendons également dans une usine de caoutchouc et sa plantation d’hévéa. Moyennant $1 on nous laisse nous promener autour des machines, un des responsables de l’usine nous donne quelques explications dans un français parfait. L’hévéa est recueilli dans des petites soucoupes accrochées aux arbres puis ramené en camion à l’usine, la sève blanche est ensuite mélange à de l’acide, et décante dans des bassins le long desquels marchent les ouvriers, arrosoirs en main. La mixture passe à travers plusieurs machines puis un four, qui crache une sorte de mousse jaune. On nous offre un peu de cette mousse qu’on tasse en boule pour faire une balle rebondissante ! La mousse est ensuite tassée en blocs de 30kg qui seront expédiés en Chine pour transformation finale en pneumatiques d’avion par exemple.

 

 

 

Dernière étape du voyage au Cambodge, la capitale, Phnom Penh, à taille humaine comme le reste du pays. La ville est ponctuée de temples et bâtiments traditionnels et on sent les restes de la colonisation dans l’aménagement de la ville. Nous retrouvons par hasard nos amis espagnols et nous donnons rendez-vous le soir même au Café des Correspondants pour célébrer dignement nos retrouvailles. D’ici là nous nous promenons dans la ville et faisons une étape au marché russe pour une longue session de négociations fructueuses !

 

 

 

Les trois semaines sont passées bien vite et nous sommes vraiment sous le charme de ce pays tranquille. La gentillesse des locaux et leur simplicité nous ont immédiatement séduits, et il y a tant à découvrir dans ce beau pays ! Un seul regret nous n’avons plus le temps de poursuivre au nord jusqu’au Laos, mais c’est promis, nous reviendrons vite ! Prochaine et dernière étape, l’Indonésie !

 



[ 17:38 ] [ 1/09/2013 ] [ Cambodge ] [ Lien ]
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Thaïlande, 27 juin – 15 Juillet

Deux semaines de « vacances » que nous partagerons avec Cécile puis d’autres amis français, la Thaïlande sera le pays des retrouvailles (et des victuailles !)

 

A notre arrivée à Bangkok, nous posons nos sacs dans le backpacker du quartier Sukhumvit, Suk11. Nous profitons de l’ambiance décontractée de cet hostel en bois pour nous remettre de notre fatiguant trajet avant de nous rendre au Petit Zinc, un bistrot français ouvert par des amis. Le restaurant fête ses deux ans et nous passons une très bonne soirée en compagnie des nombreux expatriés français qui se sont rendus à la fête.

 

Le lendemain nous retrouvons Cécile qui nous rejoint pour deux semaines dans le pays Thai. Nous partons à la découverte de l’immense capitale, croisons sur le fleuve qui traverse la ville et visitons le superbe Wat Po dans le quartier historique. Ce temple est composé de nombreuses pagodes aux toits colorés, les cours sont gardées par de grandes statues en pierre représentant des gardes moustachus à l’air malicieux, ou parodiant des hommes occidentaux. La pagode principale accueille une immense Bouddha couché, doré à la feuille d’or.

 

 

Afin de gagner les îles, nous avons réservé un bus le soir même. Alors que nous arrivons à l’hotel, 1h30 avant le départ du bus comme prévu, les taxis nous annoncent qu’il nous faudra 2h pour rejoindre le terminal en banlieue à cause des embouteillages du vendredi soir, douche froide ! Nous tentons le tout pour le tout et décidons de nous approcher le plus possible du terminal en métro. Problème, celui-ci ne figure pas sur notre carte et nous ne savons pas exactement où aller, si ce n’est à l’ouest... Bardés de nos énormes sacs, cartes en main, les locaux prennent pitié de nous et viennent à notre secours. Au fil des stations plusieurs personnes se relaient pour nous expliquer la direction à suivre. Arrivés au terminus, deux sauveurs nous accompagnent (ils se disputent presque pour nous guider) sous une pluie battante, dans les rues embouteillées, à la recherche d’un taxi. Ils appellent même notre compagnie de bus pour prévenir de notre retard et attendent une bonne demi-heure sous le déluge jusqu’à ce que nous soyons assis dans le taxi. Résultat nous ratons le bus mais arrivons à temps pour le suivant (et dernier), grâce à l’immense gentillesse des Thais qui nous épargnent une bonne nuit de galère ! Ko Pun Ka !!!

 

Nous arrivons le lendemain à Koh Phi Phi sous un beau ciel bleu et profitons de la belle plage turquoise pour nous remettre de nos émotions. Nous faisons de belles balades sur l’ile la journée, prenons l’apéro avec les délices du pays ramenés par Cécile avant de gagner la plage pour observer les habituels spectacles de feu.

 

 

En prenant de la hauteur à travers la montagne on accède aux points de vue d’où l’on observe bien la forme en H de l’île : deux flancs montagneux reliés par une double baie bordée de turquoise.

 

 

Seule ombre au tableau, la surexploitation de l’île : nous peinons à reconnaitre l’île qui nous avait émerveillée il y a quelques années, tant le village s’est étendu. Malgré la mousson, l’île est envahie par les touristes et les constructions immobilières continuent à pousser comme des champignons. Seules Long Beach (où nous finirons le séjour) et les plages reculées auxquelles on accède en grimpant la montagne ou en taxi boat sont à peu près au calme, si l’on exclut l’incessant brouhaha des bateaux à moteur.

 

Après quelques jours, le temps se gâte et l’île perd ses airs de paradis. Nous décidons de partir pour la côte est et nous rendons sur Koh Phangan. La mousson nous laisse enfin du répit ! Nous logeons au sud puis au nord de l’île, où se trouve le meilleur spot de snorkelling. Un banc de sable blanc relie Koh Phangan à Koh Ma, un îlot touffu abritant un resort à l’abandon. C’est au pied de celle-ci que se trouve la forêt de corail, où vivent de nombreux poissons aux couleurs de l’arc en ciel. Nous plongeons plusieurs fois par jour et ne nous lassons pas de ce spectacle féérique. Nous avons l’impression d’être invités dans un monde parallèle, nageant au milieu des poissons comme si nous étions l’un deux. Ils se regroupent par dizaines et nous encerclent quand on leur offre quelques miettes de pain, les « sergents major » (petits rayés jaune et noir) étant les plus voraces !

 

 

La deuxième semaine passe vite et il est temps de regagner Bangkok d’où Cécile doit reprendre son avion. Nous profitons de sa dernière journée pour écumer le marché de Sukhumvit faire le plein de souvenirs :)

 

Le lendemain, nous sommes le 14 juillet, fête nationale ! Nous nous rendons au bal organisé par l’Alliance Française où nous retrouvons des amis autour d’un petit verre de vin accompagné de fromage… J Le stand du Petit Zinc et ses délicieux crêpes accompagnées de cidre fait un tabac !

 

Nous repartons le lendemain sans avoir pu vraiment explorer le nord du pays, sans doute l’occasion d’un prochain voyage, et nous dirigeons vers la frontière cambodgienne pour de nouvelles aventures !

 



[ 14:21 ] [ 20/08/2013 ] [ Thaïlande ] [ Lien ]
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Philippines - 7-26 juin

Changement de « programme » et cap sur les Philippines, où nous espérons échapper à la mousson qui s’abat sur l’Asie.


Les Philippines sont un archipel de 7000 iles « découvert » par Magellan et colonisé par les espagnols pendant 400 ans avant de subir une forte influence américaine. Les philippins parlent d’ailleurs très bien anglais mais ne connaissent plus l’espagnol, si ce n’est les jours de la semaine et les chiffres, qu’ils emploient dans leur langue sans savoir qu’il s’agit de mots espagnols !


Nous arrivons à Manille que nous quittons rapidement pour filer droit vers le nord et découvrir les « fameuses » rizières en terrasses de Banaue. Leur originalité réside dans leur histoire puisque les travaux titanesques de leur construction ont été entrepris par un peuple de chasseurs-cueilleurs il y a 2 000 ans. Mais le temps est maussade, la ville sans charme, et les terrasses bien qu’impressionnantes sont parsemées de tristes maisons de béton et tôle.

 


 

Nous redescendons au sud de l’ile principale, Luzon, pour une excursion dans la journée au volcan Taal. Il se trouve au cœur d’un lac et abrite lui-même un îlot dans le lac de son cratère. C’est donc une île, sur une île, sur une île ! Le paysage est plaisant mais l’ascension difficile. Pour cause la chaleur accablante et les incessantes propositions des locaux pour nous louer un cheval. Une armée de chevaux a été assemblée pour monter au sommet les touristes asiatiques. Le spectacle fait peine à voir, deux passagers (le guide s’invitant sur la croupe) sur un minuscule cheval qu’on fait galoper langue pendante sous le soleil écrasant de midi.

 


 

Puis nous quittons Luzon pour rejoindre Palawan. Notre première étape nous conduit au centre de la terre, dans la rivière souterraine de Sabang. La rivière s’écoule dans une immense grotte sur 8km. Le site, au sein d’un espace protégé, n’est accessible qu’en barque non motorisée. Notre guide rame depuis l’arrière de l’embarcation, décryptant les formes des concrétions avec beaucoup d’humour, et présentant les différentes salles, dont la cathédrale et son plafond de 65m de haut !

 


 

Nous dormons sur place et profitons de la belle plage tranquille du village, avant de rejoindre le nord de l’île : El Nido. « Le nid » est une jolie baie dont la plage est malheureusement complètement envahie par les hôtels. La ville sert de camp de base pour découvrir la baie de Bacuit toute proche. Nous réservons donc notre tour en bateau, passage obligé pour accéder aux merveilles de la baie.  Une dure négociation et surtout beaucoup de chance nous permettent de bénéficier d’un bateau privé pour toute la journée ! Nous partons à la découverte de lagons turquoises, d’immenses grottes au creux des falaises, d’îles aux plages peuplées de cocotiers. Nous pêchons deux thons, pendant la balade, un petit le matin que nos guides nous préparent à la plancha et un plus gros qu’ils revendront.

 

 

Nous quittons ensuite Palawan pour Negros, dans l’archipel des Visayas, à bord d’un ferry qui mettra plus de 50h à effectuer la traversée. Nous apprenons dans la salle d’attente du port qu’un bateau vient de couler à l’autre bout du pays ! Nous hésitons avant de poursuivre notre route… Nous faisons escale une journée sur l’île de Cuyo, pendant que l’équipage décharge manuellement des tonnes de vivres pour les insulaires. Arrivés à bon port, il nous faudra encore prendre bus, bateau, tricycle et bac pour rejoindre notre destination : Sugar Beach.


C’est une belle plage isolée, découverte et exploitée par un couple de suisses il y a maintenant plus d’une dizaine d’année. Les propriétaires sont de véritables artistes et nous plongeons littéralement dans leurs univers. Nous resterons une semaine au cœur de ce lodge incroyable, où les objets de récup (téléphone, claviers, appareils photos..) sont détournés en douche et autres interrupteurs… La deuxième chambre que nous occupons « Nautilus » est tellement réussie qu’on a du mal à la quitter malgré la plage! Endroit parfait pour célébrer l’anniversaire de Guillaume, en compagnie d’un autre couple de parisiens bien sympathiques :)

 

 


Le soleil se lève enfin nous laissant profiter pleinement de la belle plage, et nous régalant de couchers de soleils saisissants.

 

 

 

Nous assistons à un combat de coqs dans un village alentour, dont les locaux raffolent. Ils attachent un couteau à la pâte des combattants et les poussent à s’attaquer jusqu’à ce que mort s’en suive. Pas très réjouissant à notre goût, mais un moment de vie locale authentique.

 


 

C'est marée haute le jour de notre départ et le chauffeur du bac nous indique que nous ne trouverons pas de tricycle pour nous ramener en ville, la route est inondée. Il faut donc rester sur le bac qui nous amène à la jonction avec les tricycles. Méfiants, l’expérience nous ayant démontré que les taxis et conducteurs philippins ont le mensonge facile, nous décidons de faire la route à pied. Le chemin est sec jusqu’à ce que nous arrivions au passage délicat. Nous observons les locaux s’élancer sur la route recouverte d’eau salée et nous lançons à notre tour. Pas de problème, l’eau rafraichissante nous arrive à mi-cuisse et pas une goutte sur les sacs à dos !

 

 

 

Après 3 semaines et une dizaines d’îles visitées, il nous faut maintenant reprendre l’avion pour Bangkok où nous rejoignons notre amie Cécile pour ses deux semaines de vacances en Thaïlande…



[ 13:25 ] [ 26/07/2013 ] [ Philippines ] [ Lien ]
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Népal – 20 mai – 6 juin

 Serrés contre la vitre de notre hublot, nous guettons les sommets avant d’atterrir à Kathmandu, sans succès : la capitale népalaise est moins haute que l’on pensait et le ciel est ici très couvert, c’est la prémousson. Nous restons deux jours dans la ville le temps de préparer notre étape et en profitons pour visiter le palais royal, dont l’architecture diffère du reste de la ville, dans un style plus asiatique qu’indien. Kathmandu ressemble étonnement à une petite ville indienne sans charme, poussiéreuse, bruyante, encombrée… A notre grande surprise la religion dominante est ici l’Hindouisme et la langue Nepali ressemble à s’y méprendre à l’Hindi.  Nous logeons dans le ghetto touristique où les boutiques à souvenirs s’entassent dans les ruelles sombres et tortueuses.

 

 

Nous rejoignons ensuite Pokhara, plus à l’ouest, toujours sous cette épaisse couche de nuages qui ne nous quittera quasiment plus. La ville, plus tranquille, est située au bord d’un lac mais c’est surtout d’ici que partent les treks pour la chaine de l’Annapurna.

 

Nous préparons notre départ en espérant profiter de la montagne : provisions, tente, casserole en fer, nous sommes enthousiastes à l’idée de camper dans l’Himalaya !

 

Un bus nous dépose au bord de la route et nous commençons notre grimpette sous une chaleur lourde et humide. La piste n’est en fait qu’une route de terre où passent encore quelques jeeps. Avant la tombée de la nuit, nous installons la tente sur une terrasse agricole abandonnée et préparons le feu. La lumière du brasier nous éclaire à la nuit tombée, éloigne les moustiques et nous permet de faire bouillir de l’eau pour notre repas. Les plaisirs simples du camping sauvage !

Après une rapide toilette à l’eau fraiche de la rivière, nous reprenons la route qui devient plus mince, plus jolie, serpentant entre les nombreux villages de pierres et de bois.

 

 

Aucune route carrossable ne relie ces bourgades, les quelques vivres et les surtouts les articles vendus aux touristes (eau, sodas, biscuits, etc.) sont montés à dos d’âne. Les hommes portent les sacs des touristes ou bien les matériaux de construction encombrants (tuyaux) qui ne peuvent être portés par les mules.

 

 

Les dénivelés commencent à devenir importants, la route se transforme en escalier géant dont nous ne cesserons d’avaler les marches de la journée… Epuisant !!

Cassés par tous ces étages montés nous trouvons un bel emplacement pour la tente, achetons quelques légumes pour accompagner notre riz, lançons le feu et nous apprêtons à passer une bonne soirée. C’est alors que la pluie commence à éteindre nos flammes : tant pis pour le riz se sera des nouilles, mangées sous la tente à la lampe de poche…  Et puis l’orage arrive, le tonnerre gronde alors que nous essayons de trouver le sommeil ; et un déluge d’eau s’abat sur notre tente, s’infiltre et nous inonde littéralement. Nous tentons vainement de lutter contre l’eau qui nous trempe, protégeons ce qui peut encore l’être et finissons par nous enfuir, trempés, à la première accalmie, dévalant les terrasses pour rejoindre le village. Il est 2h du matin et les habitants dorment, nous nous installons donc sans invitation dans une chambre ouverte. Et cerise sur le gâteau, nous découvrons que nous sommes couverts de sangsues : camping au Népal TERMINE !!

 

Nous ne dormirons à présent plus que dans les nombreuses auberges que traverse la piste. Une dernière journée de grimpette et nous rejoignons le village de Ghorepani ; accompagnés d’un immense troupeau de chèvres et moutons, et sous un épais brouillard qui masque une éventuelle vue sur les sommets… Nous nous levons à l’aube pour monter au point de vue de Poon Hill et assister au lever du soleil ; 40minutes de marches et … miracle : le ciel est bleu !! Nous arrivons au sommet plus chanceux que jamais ; le ciel est complètement dégagé et nos efforts sont enfin récompensés par cette vue imprenable sur la chaine de l'Annapurna !

 

 

D’après les locaux le ciel ne s’était pas dégagé depuis deux semaines…quelle chance ! D’autant plus que l’accalmie ne dure pas, à peine sommes nous redescendus au village que les nuages masquent à nouveau les sommets. Nous reprenons la route sous un épais brouillard. Quelle frustration en arrivant au sommet d’interminables côtes : pas la moindre vue, tout est gris, opaque ! Pourtant nous avons décidé de prolonger le trek et de rejoindre le très fréquenté ABC : Annapurna Base Camp.

 

La piste nous amène au cœur de belles forêts primaires, serpente le long des rivières, traverse les cours de toutes les habitations disséminées ça et là, file entre les rizières en terrasse, en montée, en descente, traverse les rivières d’eau fraichement fondue sur les ponts suspendus… Les paysages sont variés mais la piste ne change pas : toujours ces milliers de marches !

 

 

Il ne reste que 7h de montée avant d’arriver au Base camp quand nous décidons de faire demi-tour, à cours de cash et un peu lassés par cette incessante grisaille qui masque les sommets. Nous croisons plus tard des touristes qui en reviennent : elles n’ont absolument rien vu de l’Annapurna depuis le base camp, ce qui nous conforte dans notre choix ! Et puis pour la deuxième fois depuis notre départ, le ciel se dégage et nous apercevons le fameux Annapurna, culminant à plus de 8000m ! La vue n’est pas aussi belle qu’à Poon Hill mais on est bien plus près !

 

Une dernière journée de descente sous un ciel clair, la montagne devient plus charmante, nous prenons notre temps ! La route serpente à flanc de colline, le long d’une jolie rivière bordée sur l’autre rive par une falaise au dessus de laquelle s’accroche une large forêt vierge. Les marches ont enfin laissé place à un chemin de terre et nous traversons de charmants petits villages sur une route moins fréquentée.

 

 

Arrivés en bas, une jeep nous ramène à Pokhara où nous décidons de la suite : après ce trek boueux et humide nous essayerons d’éviter la mousson qui nous attend au Cambodge, nous changeons le « programme » et partons pour les Philippines !

 

Il ne reste qu’à retourner à Kathmandu pour prendre l’avion. Mais Guillaume nous a réservé une surprise : un survol de l’Everest en avion !

 Le petit coucou bourdonnant de la Yeti airlines nous amène par temps clair sur le toit du monde ; la vue est incroyable, les majestueux sommets  émergent d’une mer de nuages, ils sont littéralement dans le ciel !! L’avion tourne autour de l’Everest, qui aspire nos regards, depuis nos grands hublots ou du cockpit, et nous offre une des vues les plus spectaculaires du Népal.

 

Une belle conclusion à cette visite du pays qui compte 8 des 12 sommets au dessus de 8000m dans le monde (et 7 à notre score !)

 

 

 

 



[ 16:03 ] [ 25/06/2013 ] [ Népal ] [ Lien ]
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Ladakh (Himalaya indien) - 15 – 20 mai

Le Ladakh fait partie de ces rares endroits où l’on se sent vraiment au bout du monde….

 

Perché sur les hauteurs de l’Himalaya, il offre de sublimes de sommets enneigés et de paysages de steppes arides égayées par les drapeaux tibétains. Dans la vallée verdoyante coule le turquoise Indus, fleuve sacré indien, connu pour sa civilisation antique (contemporaine à l’Egypte ancienne, à partir de -5000 av JC !).

 

 

 

Descendant du peuple tibétain, le Ladakh fut un royaume indépendant, avant d’être intégré à l’Inde pendant l’occupation britannique. Sa capitale Leh, à 3500m d’altitude, est parfois appelée Little Tibet.

 

Cette région perchée sur le toit du monde, où le bleu du ciel respire la pureté, est pour nous une bonne  bouffée d’oxygène, après le tumulte et la torpeur indiens.

 

 

 

Nous réservons les deux premiers jours sur place à l’acclimatation nécessaire à l’altitude, visitons Leh et son palace, son temple, et ses ruelles étroites bordées de murs en terre cuite, nous projetant dans un moyen-âge bien tibétain.

 

 

 

Les jours suivants nous visitons la région, commençant notre périple en Jeep par la route la plus ancienne et la plus haute d’Inde ; et l’une des plus haute du monde.  A flanc de montagne, notre chauffeur nous emmène sur la piste cahoteuse à travers les grandes montagnes blanches.  Nous passons par un col à 5800m avant d’arriver au lac « étroit, long et enchanté » ou Pangong Tso en tibétain. Il se situe à une hauteur de 4350m soit à peine moins haut que le sommet du Mont Blanc !

 

 

 

Nous dormons chez l’habitant,  dans une petite maison de pierre, de plain pied. Un sombre couloir dessert de petites chambres et au fond à gauche, une grande cuisine – salon, chauffée par un petit poêle où notre hôte prépare son eau chaude. Les sitcoms indiennes à la télévision nous rappellent que nous n’avons pas changé de pays, tout est pourtant si différent... Le magnifique grand père sans âge, nous regarde avec bienveillance, nous offrons thé et tisane, il semble paisiblement heureux.  Nous retournons dans notre petite chambre et nous enfouissons sous les piles de couvertures épaisses et usées.

 

 Notre périple nous conduit aussi dans une dizaine de monastères bouddhistes, dominant la vallée de leur promontoire rocheux.  Nous visitons les salles de prières, dont les portes sont ouvertes pour nous en échange d’une modeste contribution servant à financer les écoles et l’entretien des bâtiments.

 

  

 

 

Dans chaque monastère, des dizaines de livres anciens sont soigneusement gardé, enrobés d’étoffes oranges et intercalés entre des planchettes de bois. Les salles sont très colorées, modestement aménagées, et richement garnies de statues de bouddhas dorés, photos du Dalai Lama, et marqueteries précieuses. Nous croisons les moines qui prient, chantent, font résonner leur gongs, nettoient les salles où encore font chauffer une bouilloire dans une parabole métallique!

 

 

 

Nous apprécions l’atmosphère tranquille de ces lieux reculés, les paysages de bout du monde où vivent chevaux sauvages, yaks et marmottes… Un vrai coup de cœur pour cette région que nous quittons à regret, pour nous diriger vers un autre Himalaya, le Népal !

 

 



[ 17:43 ] [ 2/06/2013 ] [ Ladakh ] [ Lien ]
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